Chapitre 3

Bilan annuel

DÉCOUVRIR Chapitre 2 : Notre feuille de route Chapitre 4 : Le WWF en bref

Nos partenaires publics

Sur notre territoire, en Europe ou à l’autre bout du monde, avec ses partenaires historiques, le WWF France s’engage dans la protection de l’exceptionnelle biodiversité de notre planète.

Le FFEM

Depuis 20 ans, le Fonds Français pour l’Environnement Mondial (FFEM) est un fonds public destiné à favoriser la protection de l’environnement mondial dans les pays en développement. Le FFEM contribue au financement de projets de développement ayant un impact significatif et durable sur l’un ou l’autre des grands enjeux de l’environnement mondial : biodiversité, changements climatiques, eaux internationales, dégradation des terres incluant la désertification et la déforestation, polluants organiques persistants, couche d’ozone.

L’AFD

Institution financière, l’Agence Française de Développement (AFD) est au coeur du dispositif français de l’aide publique en faveur des pays en développement et de l’Outre-mer. L’AFD met en oeuvre la politique définie par le gouvernement français, agit pour combattre la pauvreté et favoriser le développement durable. Présente en Afrique, en Asie, au Moyen-Orient, en Amérique Latine, dans les Caraïbes et l’Outre-mer, cet établissement public finance et accompagne des projets qui améliorent les conditions de vie des populations, soutiennent la croissance économique et protègent la planète.

 

La Commission européenne

La Commission européenne œuvre en faveur de l’intérêt général de l’Union, dont elle est l’organe exécutif. C’est un organe indépendant des États doté de pouvoirs importants. Elle représente et défend les intérêts de l’Union dans son ensemble. Elle présente des propositions législatives.

 

Le ministère de la Transition écologique et solidaire

Le ministère de la Transition écologique et solidaire prépare et met en œuvre la politique du gouvernement dans les domaines du développement durable, de l’environnement et des technologies vertes, de la transition énergétique et de l’énergie, notamment en matière tarifaire, du climat, de la prévention des risques naturels et technologiques, de la sécurité industrielle, des transports et de leurs infrastructures, de l’équipement, de la mer, à l’exception de la construction et de la réparation navales, ainsi que dans les domaines des pêches maritimes et de l’aquaculture.

Le ministère de la Cohésion des territoires

Le ministère de la Cohésion des territoires élabore et met en œuvre la politique du gouvernement en matière de développement et d’aménagement équilibrés de l’ensemble du territoire national et de solidarité entre les territoires. Il prépare et met en œuvre la politique du gouvernement en matière d’urbanisme et de logement. Il veille à l’accompagnement des territoires dans leur développement et à la réduction des inégalités territoriales.

 

Le ministère des Outre-mer

Le ministère des Outre-mer est l’administration chargée de coordonner l’action du gouvernement dans les départements d’outre-mer, les collectivités d’outre-mer, la Nouvelle-Calédonie et l’île de Clipperton et de participer à l’élaboration et à la mise en œuvre des règles applicables dans ces collectivités. Il exerce l’autorité de l’État dans le respect des statuts et de l’organisation de ces territoires.

FOCUS PROJET : financer durablement le parc du Rwenzori (Ouganda)

Préserver un écosystème unique et les services hydrologiques qu’il rend, au profit des populations environnantes.Trois sites regroupant une dizaine de villages ont d’ores et déjà été consultés et plus d’une vingtaine de séances de sensibilisation et d‘information ont été organisées. Des émissions de radio ont été diffusées et des films mettant en exergue les différents services rendus par les mangroves ont été projetés, suivis de rencontres-débats pour permettre d’échanger.

Classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, le parc national des montagnes du Rwenzori (entre l’Ouganda et la République démocratique du Congo) abrite une biodiversité exceptionnelle et fournit des services écologiques essentiels, en particulier hydrologiques. Il alimente les besoins en eau de plus de deux millions de personnes ainsi que ceux des entreprises environnantes via son glacier et les rivières qui y prennent leur source. Mais la pression démographique des 805 000 habitants de la zone périphérique en quête de terres cultivables, de bois de chauffe et de sources de protéines perturbe ces services hydrologiques.

Avec le FFEM, le WWF s’efforce de mobiliser les acteurs du secteur privé pour qu’ils investissent dans la préservation de l’écosystème du Rwenzori à travers un dispositif de paiement pour service environnemental (PSE) : les entreprises s’engagent à reverser de l’argent aux agriculteurs afin de financer l’amélioration de leurs pratiques et donc, celle de la qualité de l’eau des rivières.

Concrètement, afin de mobiliser le secteur privé, le WWF a mené une étude visant à évaluer les services écosystémiques rendus par le parc et leur importance, en particulier pour les entreprises. En parallèle, le WWF a mis en œuvre un dispositif pilote de paiement pour service environnemental eau (PSE eau). Enfin, le WWF apporte son appui au développement du tourisme communautaire via l’identification de produits touristiques durables, adaptés au Rwenzori. Des projets de réhabilitation de sentiers de randonnées et d’habituation des chimpanzés pour les familiariser avec la présence humaine sans altérer leur comportement naturel sont à l’étude… Le projet vise à la fois à préserver la biodiversité et à améliorer les revenus des communautés locales en favorisant l’augmentation de la fréquentation touristique et la redistribution des bénéfices aux populations riveraines.

Nos partenaires privés

En travaillant avec le monde de l’entreprise, le WWF s’efforce de faire changer les pratiques et d’obtenir des résultats concrets. Il s’agit de trouver ensemble des solutions pour faire baisser l’empreinte écologique de l’humanité et relever les défis de conservation tels que stopper la déforestation, empêcher la pénurie d’eau, lutter contre la surpêche ou encore enrayer les effets du changement climatique.

Transformer les marchés et changer les modes de consommation

300 à 500 entreprises contrôlent environ 70 % des marchés mondiaux des matières premières considérées comme critiques par le WWF. En convainquant un nombre significatif d’entreprises d’utiliser des standards de production durables, il est possible de pousser le marché jusqu’ à un point de bascule où la production durable devient la norme. En France, le WWF a identifié les 25 entreprises françaises prioritaires pour une transformation rapide des marchés, car elles impactent le plus les écosystèmes terrestres et marins. Toutes ces entreprises ont un rôle prépondérant à jouer dans la transformation des marchés, quel que soit leur positionnement au sein de la chaîne d’approvisionnement.

Réduire l’empreinte carbonée et accélérer la transition énergétique

En décembre 2015 lors de la COP21, ce sont plus de 10 000 engagements qui ont été pris par les acteurs non étatiques et qui joueront de fait un rôle clé dans la mise en oeuvre de l’Accord de Paris. 80 % des 500 plus grandes entreprises disposent déjà d’objectifs de réduction de leurs émissions de GES ou de gestion de l’énergie, mais trop peu sont assez ambitieux pour rester sur une trajectoire en dessous des 2°C. En plus de l’initiative mondiale « Science Based Targets », le WWF travaille donc avec certaines entreprises sur l’énergie, les infrastructures, les modes de vie et la ville de demain pour accélérer cette transition et mettre en oeuvre des pratiques et des solutions bas carbone.

Green IT

Le WWF France, déjà mobilisé sur les enjeux du climat, de l’énergie et des infrastructures durables, souhaite donc agir pour un développement responsable du digital, et travailler avec des acteurs économiques qui partagent cette vision.

Le développement du digital, dont la place ne cesse de croître au sein de nos économies et de nos sociétés, représente une réelle opportunité de développement de solutions concrètes permettant de réduire l’empreinte écologique de l’Homme. Le WWF France souhaite donc agir pour un développement responsable du digital en accompagnant les entreprises clés du secteur du numérique afin de construire et appliquer ensemble les bonnes pratiques en ligne avec les tendances du Green IT et les inscrire au sein de stratégies clairement définies.

Notre démarche repose donc sur deux objectifs :

1. Réduire la quantité des ressources informatiques utilisées en plébiscitant le réemploi et l’insertion dans un cycle d’économie circulaire, un meilleur dimensionnement des besoins dès l’acte d’achat et les bonnes pratiques en termes d’usages quotidiens.

2. Allonger la durée de vie active des équipements et logiciels utilisés en sensibilisant aux bonnes pratiques d’usage pour réduire la consommation électrique quotidienne des équipements notamment, en incitant à exprimer des besoins métier réduits à l’essentiel pour éco-concevoir des services numériques, en accompagnant l’analyse du cycle de vie des équipements pour identifier à quelle(s) étape(s) agir en priorité, en plébiscitant le reconditionnement et les achats responsables ou encore en luttant contre l’obsolescence dite « perçue » véhiculée notamment par le marketing et l’obsolescence programmée.

Afin d’approcher les acteurs clés du secteur du numérique et d’accroître nos compétences sur la thématique au contact d’experts, nous avons développé un programme d’actions tout au long de l’année 2016. Deux ateliers et un petit déjeuner ont été organisés sur la thématique Green IT, en présence d’entreprises clés du secteur du numérique.

Nous avons accueilli deux formations, l’une sur la thématique Green IT au sens large, l’autre sur l’écoconception des services numériques, aux termes desquelles 8 de nos salariés ont obtenu des certificats de compétence.

Nous nous sommes associés à la publication par le Club Green IT et C3D du benchmark numérique responsable, qui quantifie l’empreinte environnementale liée à l’activité numérique de 8 entreprises privées ou publiques en France.

Enfin, nous avons amorcé la rédaction d’une doctrine du numérique responsable, que nous souhaitons développer et porter auprès d’entreprises du secteur du numérique afin de les accompagner dans la transformation de leurs pratiques et modèles. Certains des acteurs approchés ont déjà témoigné de leur volonté de nouer ce type de partenariat transformationnel avec nous.

TRANSPARENCE

Le nom des partenaires, mais aussi la nature et le contenu des partenariats sont systématiquement communiqués.

DROIT AU DÉSACCORD MUTUEL

Ensemble, le WWF et ses partenaires se reconnaissent le droit de ne pas être d’accord sur tout, car il s’agit d’un élément clé de la crédibilité du partenariat.

RÉSULTATS MESURABLES

Le WWF rend compte des objectifs de chaque partenariat et des résultats qu’il a obtenus.

COMMUNICATION CADRÉE

Le logo du WWF n’est ni un label ni une caution sur l’ensemble de la démarche sociétale des entreprises partenaires. Son utilisation atteste d’un engagement pris sur un domaine de coopération précis et témoigne de leur soutien.

Un rapport dédié à nos relations avec le monde économique paraît également chaque année.

NOS PARTENAIRES (AU 30 JUIN 2017)

Advansa, Arjowiggins, Audencia, Boralex, Bouygues Construction, Carrefour, Caudalie, Coezion, La Compagnie Fruitière, Crédit Coopératif, Davigel, Ecofolio, Ecoperl, Ecotextile, Fondation, AirLiquide, Fondation Coca-Cola, Fondation Hermès, Fondation Michelin, Fondation Schneider, Française des Jeux, Electric, Gîtes de France, Groupe Bel, Groupe Seb, Groupe Hermès International, Bon Ton Toys, International Paper, La Poste, MAIF, Marriott, Michelin, Mistigriff, Nathan, Neotravel, Paprec, Petit Navire, Picture, POMA, Rettenmaier, Rougier, SNCF, Sodexo, Sofidel.

Merci pour votre soutien

Vous êtes nombreux à soutenir nos actions, en agissant comme bénévoles, en relayant nos messages ou encore en soutenant financièrement la Fondation. Cette année, vous êtes près de 150 000 à avoir fait des dons et nous avons également été désignés bénéficiaires de plusieurs legs. L’ensemble des soutiens des particuliers représentent 65% de nos ressources. C’est là un élément essentiel pour notre indépendance d’action et nous vous en remercions vivement.

Nos moyens de collecte et de sensibilisation

Vous informer de nos combats et de nos succès, des dangers qui menacent l’environnement, de leurs conséquences sur les êtres vivants ou encore de l’évolution de nos programmes, est une priorité au coeur de notre mission sociale.

C’est pourquoi les messages que nous vous adressons ont avant tout vocation à vous sensibiliser sur les enjeux liés à l’environnement.

Bien entendu, nous avons également besoin de votre soutien financier pour mettre en oeuvre nos programmes, d’où nos appels à dons réguliers.

Sans cette collecte, nous ne serions pas en capacité d’oeuvrer dans le monde entier via nos différents projets de conservation, ni de mener nos campagnes de sensibilisation et de plaidoyer visant à faire baisser l’empreinte écologique de l’humanité. Sans votre soutien financier, nous ne pourrions pas agir.

Merci.

Des rencontres avec des donateurs

Régulièrement, le WWF organise des temps d’information et d’échanges privilégiés avec ses experts scientifiques sur les grands enjeux économiques et environnementaux de notre société. Ces rencontres sont aussi l’occasion de faire le point ensemble sur les actions que nous menons grâce à votre soutien.
Le 8 juin dernier, afin de célébrer la journée mondiale des océans, le WWF a accueilli une centaine de donateurs à la Maison des océans pour échanger et réfléchir avec ses plus fervents soutiens à la manière de préserver notre patrimoine océanique. Pendant des siècles, l’humanité a agi comme si mers et océans étaient des ressources inépuisables. Le développement massif et incontrôlé des activités humaines touche durement les écosystèmes soumis à une forte pression : pêche intensive, exploration des fonds marins, rejets d’hydrocarbures, trafic maritime, pollution…

Cette rencontre a ainsi permis de présenter les actions concrètes et durables que le WWF met en œuvre pour la protection des océans et a offert l’opportunité d’un dialogue franc et direct avec nos experts, notamment avec notre présidente, Isabelle Autissier.

Bénévolat

2 553 bénévoles en France métropolitaine, dont 1 270 en Îlede-France. Une centaine de missions bénévoles proposées chaque année, soit environ 8 par mois. Une cinquantaine de réunions d’information destinées aux futurs bénévoles, à Paris, à Lyon et en ligne.
Nombreux sont ceux qui souhaitent agir concrètement pour l’environnement et donner de leur temps au WWF. Le bénévolat est une forme d’engagement citoyen essentielle à nos actions et il peut prendre diverses formes.

Agir sur le terrain
Nettoyages de site, chantiers nature, enquêtes... Toutes ces actions procurent la satisfaction d’agir très concrètement et contribuent à la visibilité du WWF sur le territoire national.

Sensibilisation du public
Les bénévoles vont à la rencontre du public et relaient les messages du WWF sur différents thèmes environnementaux. Il peut s’agir de la tenue de stands lors de marchés, salons, fêtes ou festivals, de l’animation de jeux chez nos partenaires entreprises ou encore d’animations pédagogiques et ludiques en classe... 

Aide administrative
Mises sous pli, relances téléphoniques, mises à jour de base de données, traductions, tris de devises… Ces précieux coups de pouce aux équipes salariées sont toujours appréciés.

Bénévolat

En 2013, des antennes bénévoles locales ont vu le jour à Paris, Lyon et Toulon. Une nouvelle stratégie de développement du bénévolat, adoptée en juin 2017, prévoit le déploiement progressif de nouveaux groupes locaux pour arriver à un maillage national.

Notre image médiatique

En octobre 2016, pour la 4e fois (2008, 2010, 2012, 2014), le WWF a interrogé, avec l’aide de l’IFOP, un échantillon de 1 005 personnes représentatif de la population française âgée de 15 ans et plus, afin de mieux connaître la perception des Françaises et des Français concernant notre Fondation. Quels sont les enseignements de cette étude ?

Le WWF France maintient sa position de leader des acteurs impliqués dans la protection de la nature et de l’environnement. Comme lors des éditions précédentes, la Fondation apparaît comme étant la mieux identifiée par les Français. En termes de légitimité, le WWF reste en tête des acteurs perçus comme les plus impliqués en matière d’environnement en France (32% des Français) et à l’échelle internationale (43%).

De même, l’image du WWF progresse dans l’opinion en France : 94% des Français qui connaissent le WWF ont une bonne opinion de lui, 90% considèrent qu’il réalise des actions reconnues et utiles pour la nature et l’environnement et 89% de nos concitoyens nous font confiance.

Pour la première fois, depuis 2008, le WWF prend la tête du classement des ONG les plus médiatisées avec une reconnaissance de cet écho médiatique par 31% des sondés contre 28% en 2014. Cela est confirmé par les chiffres évaluant, par semestre, notre exposition dans les médias.

Du 1er juillet au 31 décembre 2016, le WWF a généré 2 742 retombées presse réparties sur 570 supports avec une moyenne de 457 retombées par mois. C’est, certes, un peu moins que le second semestre 2015 (-4%) qui avait bénéficié d’un effet COP 21 particulièrement porteur. Si l’on regarde par univers de presse, on constate que cette exposition médiatique est très largement dominée par les médias destinés à une audience grand public (83%) avec en tête l’AFP, France Inter ou France 2.

Les chiffres du 1er semestre 2017 sont encore plus encourageants. Avec 3 131 retombées sur 622 supports et une moyenne de 521 retombées par mois, le WWF enregistre une croissance de +33% par rapport au 1er semestre 2016.

Comme pour le 2e semestre 2016, les médias grand public forment 83% des retombées avec toujours l’AFP et France Inter parmi les supports mobilisés les plus impactants.

L’ensemble représente un équivalent publicitaire de près de 23 500 607 euros.