Rapport Planète Vivante 2016 PANDALIVE 2017 COP17 de la cites REPCET au secours des cétacés Protéger notre patrimoine mondial Science Based Targets Semaine de la pêche responsable Earth Hour 2017 Paris 2024 Overshoot day
Chapitre 1

Nos temps forts

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Rapport Planète Vivante 2016

L’érosion de la biodiversité se poursuit

Si l’on suit la trajectoire actuelle, l’avenir de nombreux organismes vivants demeurera incertain dans l’Anthropocène : plusieurs indicateurs nous incitent à tirer la sonnette d’alarme.

 Le rapport Planète Vivante 2016 du WWF est paru à un moment charnière, au lendemain d’une année 2015 marquée par les grandes avancées que sont la signature de l’Accord de Paris sur le changement climatique et l’adoption des Objectifs de développement durable pour les hommes et la planète.

Ce rapport dresse un triste bilan de l’état de la planète en illustrant, via de nombreuses données, les menaces croissantes qui pèsent sur le globe et qui altèrent le climat, la biodiversité, la santé des océans, des forêts, le cycle de l’eau, le cycle de l’azote et le cycle du carbone. La conclusion est sans appel : l’équilibre de la planète qui a permis à nos civilisations de prospérer pendant 11 700 années est désormais rompu.

L’Indice Planète Vivante, qui mesure la biodiversité à partir du suivi de 14 152 populations appartenant à 3 706 espèces de vertébrés, affiche ainsi une tendance à la baisse persistante. En moyenne, les populations des espèces considérées ont décliné de 58 % entre 1970 et 2012. En cas de statu quo, les populations continueront à régresser. Et même si les objectifs fixés par les Nations unies pour enrayer le recul de la biodiversité étaient atteints en 2020, les espèces risqueraient entre-temps d’avoir perdu 67 % de leurs effectifs en moyenne au cours des cinquante dernières années.

PANDALIVE 2017

Challenger les candidats à la présidentielle

Pour la première fois en France, le WWF a choisi de confronter directement les candidats à l’élection présidentielle à sa communauté de supporters. Ces rencontres en live vidéo se sont déroulées tant sur la page Facebook que sur le compte Twitter du WWF.

Emmanuel Macron, Yannick Jadot, Jean-Luc Mélenchon, Nicolas Dupont-Aignan et enfin Benoît Hamon se sont pliés à l’exercice et ont, chacun leur tour, dialogué pendant 45 minutes avec la communauté de plus de 850 000 personnes. 
Répondant aux questions, exposant leurs visions de l’environnement, certains ont profité de cet exercice innovant pour prendre de véritables engagements sur des sujets aussi divers que l’agriculture, l’énergie ou la biodiversité.

Rediffusés le lendemain sur la chaîne Public Sénat, les #PandaLive ont été l’un des seuls moments de la campagne présidentielle pendant lequel la thématique de la protection de notre planète a pu connaître l’écho médiatique qui aurait dû être le sien.

« Selon le dernier sondage IFOP/WWF, 84 % des Français se préoccupent de la protection de l’environnement. Cette préoccupation, qui est maintenant prise en compte par une grande partie de la société et de ses acteurs, rassemble ce que nous pourrions appeler une « majorité culturelle ». À travers l’organisation de nos #PandaLive, nous souhaitions donner l’opportunité à cette majorité de se faire entendre et d’interpeller en direct les candidats sur leurs engagements.»
Pascal Canfin, directeur général du WWF France

#PandaLive : Emmanuel Macron répond aux questions de la communauté du WWF France

 

COP17 de la cites

Une réussite majeure pour la protection des espèces sauvages

La 17e Conférence des Parties de la CITES1 a réuni 181 pays à Johannesburg, un nombre record. Face à la menace grandissante du braconnage et du commerce illégal, les États se devaient de prendre des mesures fortes. Et ils l’ont fait !

Cette année, la 17e Conférence des Parties de la CITES s’est tenue du 24 septembre au 5 octobre 2016 et a réuni 181 pays à Johannesburg. Nous nous sommes mobilisés tout au long de ce rendez-vous incontournable, via des actions de plaidoyer en amont de la conférence, mais également lors de la rencontre. Nous avons fait entendre notre voix, appelant les parties à prendre leurs responsabilités vis-à-vis de la sauvegarde de notre patrimoine mondial pour la conservation des espèces et donc, le bien-être des hommes. Or, cette 17e Conférence des Parties de la CITES a été une réussite majeure pour la protection de la faune et de la flore sauvage.

Parmi les victoires à célébrer, les pays ont voté pour le maintien de l’interdiction en vigueur du commerce international d’ivoire d’éléphants et de cornes de rhinocéros, appelé à la fermeture des marchés domestiques de l’ivoire qui contribuent au commerce illégal et exhorté le Vietnam et le Mozambique à prendre, dès que possible, des mesures significatives pour lutter contre le trafic de cornes de rhinocéros sous peine de sanctions.

Les États membres ont aussi réaffirmé leur soutien au dispositif des Plans d’action nationaux pour l’ivoire (PANI) permettant d’identifier les pays qui sont les maillons faibles du trafic. Ils ont également acté l'interdiction du commerce international, du perroquet gris d’Afrique et des pangolins. Enfin, ils se sont entendus sur la mise en place de règles plus strictes sur le commerce du requin-soyeux, des requins-renard, des raies « diable de mer » et du bois de rose.

« Face au déclin dramatique de nombreuses espèces, la priorité de la CITES doit être de veiller à ce que les pays, souvent défaillants, tiennent leurs engagements en matière de lutte contre le braconnage et le commerce illégal. Il y va de la crédibilité de l’ensemble du dispositif .»
Pascal Canfin, directeur général du WWF France

REPCET au secours des cétacés

Les systèmes anticollisions désormais obligatoires

Après un plaidoyer marathon de plusieurs mois, le WWF a remporté une belle victoire. L’outil de navigation REPCET, ou tout système équivalent permettant de prévenir les risques de collision avec les navires, sera obligatoire pour les bateaux battant pavillon français à partir du 1er juillet 2017.

Les collisions avec les navires inquiètent les scientifiques. Elles constituent l’une des principales causes de mortalité non naturelle des grands cétacés de Méditerranée, les rorquals communs et les cachalots. Dans le monde, ces collisions portent atteinte à plusieurs populations de baleines et à la sécurité de certains navires.

Face à cette menace, le WWF promeut l’outil REPCET, qui vise à limiter les risques de collisions entre les grands cétacés et les navires. Chaque observation de grand cétacé réalisée par le personnel de quart depuis un navire utilisateur de REPCET est transmise en temps quasi réel par satellite à un serveur situé à terre. 

L’intense travail d’influence mené par le WWF France auprès des pouvoirs publics, notamment auprès du ministère de l’Environnement, a porté ses fruits car, grâce à l’adoption de l’article 106 de la loi sur la biodiversité, 60 à 80 navires battant pavillon français vont devoir s’équiper du logiciel REPCET ou d’un système similaire.

« Entre 8 et 40 rorquals succomberaient chaque année des suites d’une collision avec un navire traversant le sanctuaire de Pelagos. Ce ne sont que les collisions létales. D’autres encore surviennent, laissant des blessures plus ou moins graves aux cétacés et dont on ne parle même pas. »
Denis ODY, responsable du programme océan, WWF France

Mission Cap Cétacés : quelques jours dans le Sanctuaire Pelagos

Protéger notre patrimoine mondial

Une campagne pour sauver notre héritage commun

114 des 229 sites naturels et mixtes inscrits au patrimoine mondial sont menacés par des activités industrielles néfastes : concessions pétrolière, minière ou gazière, surpêche, exploitation forestière illégale, surexploitation des ressources en eau, infrastructures de transport ou de tourisme.

En avril 2016, le WWF lançait une campagne mondiale exhortant les gouvernements à proscrire toute activité industrielle pouvant avoir un impact négatif sur la valeur universelle des sites du patrimoine de l’UNESCO. À ce jour, plus de 1,3 million de supporters se sont déjà mobilisés pour défendre à nos côtés des sites emblématiques particulièrement exposés : la réserve de Selous en Tanzanie, le parc national de Pirin en Bulgarie, le récif corallien du Belize ou le parc national de Doñana en Espagne.

Grâce à ce bel élan, nous avons contribué à des victoires significatives. En juin, le gouvernement mexicain a interdit la pêche au filet maillant, générant la pêche accidentelle de nombreux marsouins de Californie. Ils ne seraient plus qu’une trentaine à vivre au sein du golfe de Californie. Le gouvernement de Tanzanie a également annoncé qu’il n’y aurait pas d’activité minière dans la réserve de Selous tandis que le gouvernement espagnol a renoncé au projet de dragage du fleuve Guadalquivir, dans le parc de Doñana, en Espagne.

Désireux d’agir auprès des banques susceptibles de financer des projets destructeurs, en juin 2017, fruit de longs mois de dialogue avec les plus grands acteurs financiers internationaux et français, nous avons publié le rapport « How banks can save World Heritage ». Notre objectif est à présent d’obtenir un engagement formel de la part de ces acteurs qui devront faire enregistrer leur politique de protection des sites par l’UNESCO.

 

Science Based Targets

260 entreprises ont rejoint l’initiative

18 mois après son lancement, 260 entreprises ont rallié le mouvement SBT, s’engageant à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre pour s’aligner sur la trajectoire « 2 degrés » préconisée par la communauté internationale.

Au cours de la dernière année, plus de deux entreprises par semaine ont rejoint l’initiative, surpassant les attentes et témoignant de la volonté du secteur privé de contribuer à la lutte contre le changement climatique. Initiative conjointe du Carbone Disclosure Project (CDP), du Global Compact des Nations unies, de l’Institut des ressources mondiales (WRI) et du WWF, le SBT soutient les entreprises dans leurs démarches afin de définir des objectifs de réduction des gaz à effet de serre ambitieux, significatifs et cohérents avec leurs activités.

Aujourd’hui, les 260 entreprises engagées dans l’initiative représentent approximativement 4 800 milliards de dollars (USD) sur le marché. Elles sont responsables de 627 millions de tonnes métriques d’équivalent CO2 par année, soit l’équivalent des émissions annuelles de la Corée du Sud. Les 260 entreprises engagées, dans quelques 33 pays, représentent une large diversité de secteurs d’activité parmi lesquels l’argoalimentaire, les transports, le pharmaceutique ou l’énergie.

« Le nombre grandissant d’entreprises issues de secteurs d’activité et de zones géographiques diverses adhérant au principe SBT est un signe encourageant pour le climat. Le secteur privé commence à définir des cibles cohérentes ayant un impact significatif, rappelant aux gouvernements qu’il est aussi de leur responsabilité d’ajuster leurs stratégies nationales en termes de climat. »
Manuel Pulgar-Vidal, directeur climat et énergie, WWF International


 

 

Semaine de la pêche responsable

Pour du poisson encore longtemps

Sensibiliser à la consommation responsable de produits de la mer pour la préservation des océans, lacs et rivières, c’était le but de la toute première semaine de la pêche responsable qui s’est tenue en France du 20 au 26 février dernier.

Les ressources halieutiques s’épuisent, la consommation de poisson sauvage et d’élevage augmente, il faut agir dès maintenant pour pouvoir profiter des saveurs de la mer encore longtemps. L’objectif de la semaine de la pêche responsable, conjointement organisée par le WWF, le Marine Stewardship Council (MSC) et l’Aquaculture Stewardship Council (ASC), était donc d’éclairer les consommateurs sur les enjeux liés à la pêche durable et à l’élevage responsable, tout en proposant des moyens d’action concrets.

L’institut océanographique, Fondation Albert Ier, prince de Monaco, partenaire clé de cette première édition de la semaine de la pêche responsable, a organisé le 21 février à la Maison des océans à Paris, une conférence ouverte à tous. L’objectif ? Mieux faire connaître la richesse et la fragilité des écosystèmes marins et promouvoir une gestion durable et efficace des océans. 

« L’océan est une ressource renouvelable capable de répondre aux besoins de toutes les générations futures si les pressions auxquelles il est exposé sont efficacement atténuées. Les institutions, l’industrie, les distributeurs, les pêcheurs et les consommateurs ont une grande responsabilité sur la durabilité des ressources et les conditions de vie des communautés des pays qui dépendent le plus de la pêche. »
Isabelle Autissier, présidente du WWF France

Earth Hour 2017

Le WWF remet la procrastination à plus tard !

Samedi 25 mars 2017, c’était le jour d’Earth Hour, la plus grande mobilisation citoyenne pour la planète organisée par le WWF et hasard du calendrier, c’était aussi la journée mondiale de la procrastination.

En clin d’oeil à cette mauvaise habitude de tout remettre à plus tard, y compris les bons gestes pour la planète, et à l’occasion d’Earth Hour, le WWF a décidé de lancer la campagne de sensibilisation #ProcrastinAction autour d’un personnage : Jeff, un paresseux qui souffre de procrastination aiguë.

Les internautes ont pu suivre ses aventures sur les réseaux sociaux jusqu’au 25 mars, date à laquelle a été dévoilée la nouvelle plate-forme de mobilisation digitale earthhour.fr. La campagne #ProcrastinAction s’est ensuite déployée toute l’année et continuera d’être déclinée jusqu’à la prochaine édition d’Earth Hour en mars prochain, via des actions sur des thématiques du quotidien comme l’alimentation responsable, les modes de transports durables ou encore la lutte contre l’obsolescence programmée.

Une fois encore, les citoyens du monde entier ont répondu à l’appel. Earth Hour 2017 a été célébré à travers 7 continents dans 187 pays. Un suffrage sans précédent pour cette 10ème édition qui démontre la détermination de la planète à faire face à son plus grand défi environnemental.

Les pyramides d’Égypte, la tour Eiffel, l’Empire State Building, le quartier de Times Square… ce sont près de 3 000 monuments emblématiques situés aux quatre coins du globe qui ont joué le jeu, plongeant dans la pénombre pendant une heure.

Paris 2024

Des Jeux olympiques à impact environnemental positif

En février dernier, le Comité de candidature de la ville de Paris a dévoilé au CIO le dernier volet de son dossier de candidature : il s’engage à organiser les premiers Jeux alignés sur l’Accord de Paris pour le climat.

En mai 2016, le WWF France signe un partenariat stratégique avec le Comité de candidature Paris 2024. L’ambition de cette collaboration est de proposer des Jeux olympiques et paralympiques qui, en accélérant la transition écologique des territoires, changent positivement le quotidien des Français. Cela nécessite en premier lieu la création d’infrastructures qui répondent à des besoins de long terme et non pas seulement aux besoins de l’événement au profit du développement francilien, mais aussi de sa transformation écologique.

Conçus comme les premiers Jeux alignés sur l’Accord de Paris pour le climat, avec 95 % de sites existants ou temporaires, Paris 2024 vise une réduction de 55 % de l’empreinte carbone par rapport aux Jeux de Londres en 2012, considérés jusqu’alors comme l’édition la plus durable de l’histoire. Une stratégie de compensation carbone ambitieuse garantira également la neutralité carbone des Jeux. Grâce à une politique de transports propres, l’empreinte écologique liée aux déplacements des spectateurs ne représentera que 40 % de l’empreinte globale.

« Le développement durable est depuis le début de notre engagement au coeur de notre projet. Ce n’est pas un objectif, c’est l’ADN même de la candidature que nous construisons avec les athlètes, nos partenaires et l’ensemble des Français dans le cadre de la concertation. »
Tony Estanguet, coprésident du Comité de candidature Paris 2024

Overshoot day

L'HUMANITÉ VIT MAINTENANT A CRÉDIT

Tous les ans, le WWF évalue avec le Global Footprint Network, le jour à partir duquel l’humanité a consommé l’ensemble des ressources que notre planète peut renouveler en un an. Cette date marque donc l’Earth overshoot day – le jour du dépassement de la Terre en français. Cette année, c’était le 8 août 2016.

En huit mois, nous avons émis plus de carbone que ce que les océans et les forêts pouvaient absorber en un an, nous avons pêché plus de poissons, coupé plus d’arbres, fait plus de récoltes, consommé plus d’eau que ce que la Terre était en mesure de produire sur cette même période. Pour subvenir à nos besoins, nous avons aujourd’hui besoin de l’équivalent de 1,6 planète. Le coût de cette surconsommation est chaque jour plus évident : pénuries en eau, désertification, érosion des sols, chute de la productivité agricole, surexploitation halieutique, déforestation, disparition des espèces et enfin augmentation de la concentration de gaz carbonique dans l’atmosphère.

La campagne WWFRewind du WWF France invitait les internautes à vivre une rétrospective pop culture sur les 30 dernières années écoulées et à se remémorer tous les bons moments que l’humanité a pu partager de 1986 à nos jours. Mais la navigation sur ce site était parasitée par la présence d’une tache noire, prenant de plus en plus de place au fil des années jusqu’à recouvrir entièrement l’écran sur la page de l’année 2016, annonçant l’overshootday… Son but ? Sensibiliser le grand public à l’avancée continue de l’overshoot day et à sa capacité d’actions pour stopper cette évolution.

« Nous continuons à creuser notre dette écologique. À partir du lundi 8 août, nous avons vécu à crédit, car nous avons consommé en huit mois le capital naturel que la planète peut renouveler en un an. Nous devons impérativement changer de modèle de développement. La bonne nouvelle est que les solutions sont là. Mais il faut maintenant accélérer leur déploiement. »
Pascal Canfin , directeur général du WWF France

Le jour du dépassement mondial #Overshootday